Je suis d'accord avec Diane de Courcy (CSDM): pas de religion à l'école...nous les Québécois sommes une société laïque et avons enlevé les crucifix dans nos écoles! Nous refusons de ramener sous le prétexte des accommodements multiculturels les aliénations religieuses sous toutes leurs formes. Nos écoles sont des lieux d'apprentissage intellectuel, d'émancipation cognitive et non de soumission à des dogmes religieux coercitifs et irrationnels! La religion doit se pratiquer chez soi, dans son intimité personnelle. La religion est un engagement individuel et intime: le contraire formel de la démonstration publique! Nos institutions scolaires et académiques ne doivent pas devenir des foires de cultes de toutes sortes!
L'école c'est pour apprendre... apprendre à se connaître, à se reconnaître, et à être solidaire en tant qu'êtres humains, nous rejoignant dans la ressemblance en respectant nos différences sans les imposer à tout propos ou en tous lieux... l'école est un lieu humaniste et humanitaire. C'est là que les êtres humains apprennent à être des êtres sociaux au vu et sus de tout un chacun chacune! Des êtres humains libres de toutes aliénations, qu'elles soient politiques, philosophiques ou religieuses!l L'école est le territoire de rencontres ponctuelles et circonstancielles, territoire au sein duquel nous faisons l'exercice de la liberté de pensée (er), de l'apprentissage objectif et rationnel, pragmatique et universel: tout en respectant ce que nous sommes comme individus, nous devons laisser sur le parvis nos "professions de foi" théologiques, religieuses, etc.
Les hippies gardaient leurs enfants à la maison pour les éduquer selon leurs normes, alors que les pratiquants de cultes extravagants en font autant: la religion à la maison, parmi les siens, avec les adeptes de son culte à soi!
[ religion= "religere"(?) en latin= relier, réunir...et non diviser, non
singulariser! ]
Lucien
mercredi 28 novembre 2007
mercredi 14 novembre 2007
Roman égaré
comme le dit Thomas Wolf: «you can't go home» ... et moi d'ajouter grégairement parlant : «...no more»! et a capella sur l 'air de Ray Charles: «no more no more no more, hit the road Jack, and don't you commin' back no more no more no more...»
et le québécois de crier, bord en bord de la place: -... à capella??!!??... 'âkafala 'sti!!!! (l'apostrophe devant le «â» pour le
«k» omis... «y'a rien là!»)
et le choeur d'entonner: «C'est le début d'un temps nouveau...» (volume à faire freaker les moineaux comme dans la toune «Prends une chance avec moé»... mais ça c'est aut'chose, chantée comme le monde parle! - ... va savoir! (Réjean Ducharme... auteur de «l'Avalée des avalés»... et moi de paraphraser: la valée des avalés!
*tout compte fait, ça pourrait être là le début d'un roman, une conversation de brasserie, ou plutôt de taverne, pour faire époque, comme dans le temps, le bon vieux temps, qui était tout jeune à ce moment, manière de parler il va sans dire... la suite au prochain rendez-vous. même heure, même poste!
et les gars, comme de joyeuses drilles, sortiront à la fermeture, après le énième last call, en chantant «les copains d'abord»... et avant tout: un dernier joint, pour la route, la grande route, celle qu'on a tous dans la tête, seul ou avec d'autres, comme en tête-à-tête risquant le tête-à-queue au tournant d'une phrase de trop, ou en moins... dieu seul le sait, mais il ne répond plus à l'appel!
Et ainsi de suite... l'air de rien, sur toutes les lèvres de l’Humanité retrouvée... et j'en passe!
Lucien
et le québécois de crier, bord en bord de la place: -... à capella??!!??... 'âkafala 'sti!!!! (l'apostrophe devant le «â» pour le
«k» omis... «y'a rien là!»)
et le choeur d'entonner: «C'est le début d'un temps nouveau...» (volume à faire freaker les moineaux comme dans la toune «Prends une chance avec moé»... mais ça c'est aut'chose, chantée comme le monde parle! - ... va savoir! (Réjean Ducharme... auteur de «l'Avalée des avalés»... et moi de paraphraser: la valée des avalés!
*tout compte fait, ça pourrait être là le début d'un roman, une conversation de brasserie, ou plutôt de taverne, pour faire époque, comme dans le temps, le bon vieux temps, qui était tout jeune à ce moment, manière de parler il va sans dire... la suite au prochain rendez-vous. même heure, même poste!
et les gars, comme de joyeuses drilles, sortiront à la fermeture, après le énième last call, en chantant «les copains d'abord»... et avant tout: un dernier joint, pour la route, la grande route, celle qu'on a tous dans la tête, seul ou avec d'autres, comme en tête-à-tête risquant le tête-à-queue au tournant d'une phrase de trop, ou en moins... dieu seul le sait, mais il ne répond plus à l'appel!
Et ainsi de suite... l'air de rien, sur toutes les lèvres de l’Humanité retrouvée... et j'en passe!
Lucien
jeudi 8 novembre 2007
Dieu que je me sens à l'étroit...
Simone Signoret déclarait, en titre de mémoire personnel, que «la nostalgie n'est plus ce qu'elle était»... et je lui en voulais à mort! Comment pouvait-on dénigrer à ce point l'importance de la nostalgie, le pouvoir lénifiant de cet état de l'être en proie à ses réminiscences? Mais aujourd'hui, en paraphrasant Rimbaud je peux dire que «je sais saluer la vérité»! Car j'ai de moins en moins le courage de marauder ne nostalgia... je souffre de mélancolie chronique, irréductible! Plus de tables pour moi au Melancholia Pub... je suffoque entre deux eaux opaques, je dérive en haute met d'angoisse...
Dieu que je me sens à l'étroit dans mon idiosyncrasie! Et ce vers de Rutebeuf me revient, lancinant: «que sont mes amis devenus?» Ils ont disparu... emportés par le tumulte de la démesure. Où est passé le temps des «copains d'abord»: «you can't go home no more»! Point de non-retour existentiel... Beautiful loosers de la vie immédiate, irrémissible! Ombres sournoises à la périphérie des cités insalubres. On reste seul avec sa dériliction: double solitude de l'être en soi. Et comme Eric Burdon, je peux chanter: «all that good time that was wasted having good time...» Et puis j'entends cette chanson du tréfonds de mon adolescence: «when I was young...»
Pourquoi sont-ils tous morts avant moi: Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Brian Jones, Sid Vicious, John Lennon, George Harrison, William Burroughs, Jack Kerouac, Allan Ginsberg, Gregory Corso, Richard Brautigan, Gilbert Langevin, Gaston Miron, Denis Vanier, Josée Yvon, Beaulieu, Patrick Straram, Louis Geoffroy, Roland Giguère, Louise Blouin, Gatien Lapointe, Pauline Julien, Gérald Godin, Gaston Mandeville, Gerry Boulet, Dédé Fortin, T-Rex, Jerry Garcia, Georges Thurston, Tony Roman et tous les autres, la liste est interminable...crisse de vie minable: mais au moins au ciel la gang m'attend...ou en enfer...ça donne le vertige hein une liste comme ça...tous de ma génération ou presque! Et on me rétorque que j'ai le vin triste, l'esprit pessimiste...crisse je suis réaliste, un point c'est tout!
Et Dieu dans tout ça, qu'a-t-il pour réponse? Et son fils Jésus qui crie, lui, quelle explication nous donne-t-il? Rien, nada...nil! Out! Delete! Fuck u Jésus, fils de l'odieux père! Réaliste Francoeur! Et rien d'autre... j'aime me défouler comme ça et faire freaker les chrétiens crétins, les croyants morons, les enfants de garce (Marie!) et toute la panoplie de faux prophètes, de prédicateurs de malheur, de ministres de la douleur maso! Moi je suis bouddhiste, comme tous les intellos intelligents, allumés...mais nietzschéens au cube, rimbaldien ad infinitum... nam myoho rengué kyo! Et le diable emporte le reste: «sympathy for the devil»... «let it bleed»!
Lucien
Dieu que je me sens à l'étroit dans mon idiosyncrasie! Et ce vers de Rutebeuf me revient, lancinant: «que sont mes amis devenus?» Ils ont disparu... emportés par le tumulte de la démesure. Où est passé le temps des «copains d'abord»: «you can't go home no more»! Point de non-retour existentiel... Beautiful loosers de la vie immédiate, irrémissible! Ombres sournoises à la périphérie des cités insalubres. On reste seul avec sa dériliction: double solitude de l'être en soi. Et comme Eric Burdon, je peux chanter: «all that good time that was wasted having good time...» Et puis j'entends cette chanson du tréfonds de mon adolescence: «when I was young...»
Pourquoi sont-ils tous morts avant moi: Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Brian Jones, Sid Vicious, John Lennon, George Harrison, William Burroughs, Jack Kerouac, Allan Ginsberg, Gregory Corso, Richard Brautigan, Gilbert Langevin, Gaston Miron, Denis Vanier, Josée Yvon, Beaulieu, Patrick Straram, Louis Geoffroy, Roland Giguère, Louise Blouin, Gatien Lapointe, Pauline Julien, Gérald Godin, Gaston Mandeville, Gerry Boulet, Dédé Fortin, T-Rex, Jerry Garcia, Georges Thurston, Tony Roman et tous les autres, la liste est interminable...crisse de vie minable: mais au moins au ciel la gang m'attend...ou en enfer...ça donne le vertige hein une liste comme ça...tous de ma génération ou presque! Et on me rétorque que j'ai le vin triste, l'esprit pessimiste...crisse je suis réaliste, un point c'est tout!
Et Dieu dans tout ça, qu'a-t-il pour réponse? Et son fils Jésus qui crie, lui, quelle explication nous donne-t-il? Rien, nada...nil! Out! Delete! Fuck u Jésus, fils de l'odieux père! Réaliste Francoeur! Et rien d'autre... j'aime me défouler comme ça et faire freaker les chrétiens crétins, les croyants morons, les enfants de garce (Marie!) et toute la panoplie de faux prophètes, de prédicateurs de malheur, de ministres de la douleur maso! Moi je suis bouddhiste, comme tous les intellos intelligents, allumés...mais nietzschéens au cube, rimbaldien ad infinitum... nam myoho rengué kyo! Et le diable emporte le reste: «sympathy for the devil»... «let it bleed»!
Lucien
mercredi 7 novembre 2007
... je suis allé avec autchose à québec...
je suis allé avec autchose à québec pour un show à l'impérial vendredi le 26 octobre... un show de dernière minute pour combler un vide dans la programmation de ce club où le boss est un crétin qui n'a même pas la considération artistique pour mettre dans la loge une caisse de bière pour les musiciens quand n'importe quelle brasserie se serait fait un plaisir de lui rembourser cette grosse dépense... et ce même boss moron n'est même pas venu me saluer dans la loge rien ni vu ni connu... et puis n 'a fait aucune promotion ni donné aucun billet afin de remplir une sale au tier pleine... personne à québec n'était au courant de mon passage avec autchose et pourtant je suis aimé et connu et reconnu dans la capitale nationale... ville de mes parents tant du côté de ma mère les girard du bas de la côte et de celui de mon père les francoeur du haut de la même côte... bref une mauvaise expérience dans une ville que j'adore et qui me le rend bien surtout dans mes shows quand on sait que je suis de passage... «si j'avais les ailes d'un ange je retournerais québec»... mais dans une autre salle... esti quel acte manqué! finalement et celà témoingne du malaise profond dans cette industrie de la chanson dite québécoise où la durée des carrières est de 4-5 ans tout au plus... on ramasse ses 6-8 félix au sommet de la popularité puis c'est la descente certaine et le retour à la vie ordinaire au réel absolu et impitoyable retour aux études pour certains, p'tite job pour d'autres ou bs ou misère existentielle pour d'autres encore... mais plus personne ne grandit ni ne vieillit dans l'exercice de son art... encore moins de sa carrière terme qui n'a plus cours ici dans la petite patrie où il y a un humoriste par famille, un chanteur dans les autres familles, quand les deux ne s'y trouvent pas en même temps en fait il y a trop d'artistes pour la population restreinte et les qubécois de cultures étrangères n'accrochent pas à nos artistes et font comme les québécois achètent les américains et les français quand ce n'est pas les artistes de monde entier alors ici impossible de faire un retour comme le fait présentement polnareff en france événement gigantesque après plus de 15 ans d'exil en californie et comment faire ce que johnny halliday fait lui qui dure et perdure contre vents et marées envers et contre toutes détractions changements de modes etc encore moins est-il possible de durer comme ferré et brassens donc des carrières éphémères et jamais suffisamment payante même au faîte de la gloire pour que chaque membre du groupe puisse se retirer confortablement et continuer à créer d'une manière ou d'une autre donc tout compte fait une industrie artistique virtuelle fictive éphémère factice et le monde en redemande encore faut-il maintenant composer avec le phénomène omniprésent et obsessivement maladif de la «réalité télé» que je préfère appeler «télé réaliratée» puisque n'importe quel anonyme devient vedette de notoriété provinciale au bout de 2 semaines d'apparition quand les artistes et créateurs mettent des années à se faire connaître et encore d'autres années à se faire reconnaitre mais quelle insulte pour les chums comme lepage lécuyer and co les pauvres se font manger la laine sur le dos et battre en brèche par n'importe quel nouveau venu nowhere inconne sans talent particulier sinon selui d'être ben à l'aise devant la caméra d'être ben soi-même et ben dans sa peau et frondeur et cool-chill et fucked-up et fat en masse devant full de monde braqué devant la télé tous les soirs pour sa dose de réalité-débilité donc n'importe qui peut-être une vedette maintenant aux usa et en france on n'accorde pas autant d'importance à ces types de manifestations elles sont tenues dans leur case médiatique et pas plus ici c'est l'omniprésence médiatique quotidienne et les «front page» de tous les magazines et tabloids-à-niaiseries ainsi donc est réduit à rien le talent artistique réel totalement supplanté par le «faire-valoir» immédiat crisse que je suis content d'avoir fait partie des années soixante (i.e. 65-75 dans les faits) quand faire un disque n'était pas donné à tout le monde quand publier un livre n'était pas accessible à tout venant quand il fallait se battre pour passer et que comme péloquin le disait valait mieux «passer pour fou que pas passer pantoute» enfin voilà je me suis vidé le coeur me suis soulagé en nous parlant comme le monde pense et dans le blanc des yeux car je raconte ça à la journée longue mais ici les écrits restent et je vais bientôt dresser une liste noire de tous ceux qui m'ont méprisé ou occulté dénoncer tous les scélératsqui m'ont fait du tort m'ont fait du mal et par le fait même vous en ont fait à vous qui m'appréciez et me respectez même si vous ne partagez pas toujours l'intégralité de mes propos mais en respectez l'intégrité crisse que je rue dans les brancards quand je constate la bêtise humaine et que je suis heureux quand j'apprends que l'intelligence et l'authenticité triomphent comme par exemple mon ami parisien l'écrivain et chanteur auteur-compositeur yves simon le héros de «j'ai rêvé new-york» s'apprête à faire l'olympia et à publier un disque et un livre simultanément mais personne ici ne le connaît même pas les profs de littérature des cégeps vraiment lamentable cette ignorance infatuée bref je vais couper court ah oui ce matin quelqu'un criait mon nom et je me suis retourné cherchant du regard pressé d'où venait l'interpellation c'était au volant d'un tout-terrain richard martineau mon chum de radio et de mots et ma journée a commencé comme ça l'air de rien en lisant au second cup comme je le fis tous les matins présentement je lis john d. mcdonald «bright orange shroud» de cet écrivain monumental le hemingway du policier je vous en reparlerai un de ces quatres avant la semaine des quatre jeudis j'ose l'espérer alors bonne route ciao nam myoho rengué kyo... lucien
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