samedi 16 décembre 2006

CKMF et Chansons d'épouvante

Incroyable, mais vrai: c'est CKMF qui appuie Aut'Chose et non CKOI... on aura tout vu! Mais je ne suis pas surpris: Guy Brouillard le Directeur musical de CKOI boycotte Francoeur et Aut'Chose depuis mon départ de CKOI en 98. Faut dire qu'il n'a jamais tellement fait jouer mes disques... Guy n'a jamais favorisé ma musique... une sorte de jalousie, d'envie... de frustration! Il n'a jamais digéré que je sois numéro 1 à CKOI pendant 10 ans comme animateur du Francoeur Show! Et il est favorable aux artistes dont les maisons de disque ont des budgets pour lui offrir des voyages, toutes dépenses payées, afin d'aller voir des spectacles à l'étranger. C'est une sorte de payola en douce, sous le manteau... Guy Brouillard a scrapé moult carrières sur la base de ses jugements biaisés et de ses critiques injustifiées et injustifiables. Je vais écrire un essai sur mes années de radio, et il y aura un chapitre complet sur ce douteux personnage qui contrôle une grande partie de la musique québécoise que l'on nous impose depuis 25 ans... Pas parce qu'il a du talent... mais parce qu'il est syndiqué! Un scandale! En 2001, il a boycotté mon album «Dans la jungle des villes» (premier en 10 ans!), malicieusement! Le chapitre qui lui sera consacré dans mon essai s'intitule: Radio-Brouillard! Il a véritablement scrapé des vies et des carrières possibles... Sa réputation est surfaite et sa compétence musicale sans fondement! Sans le syndicat, il y a belle lurette qu'il serait perdu dans le brouillard! Un jour, un jour... Donc merci à CKMF pour cet encouragement... Surtout que j'ai fait de la radio dans la station rivale pendant 10 ans! C'est ça l'intégrité, c'est ça la compétence! Une belle énergie radio MF, sincèrement.

jeudi 14 décembre 2006

Amitié, chronique, jazz, poésie...

Dimanche dernier alors que je me dirigeais, en auto, vers Cool-FM, je vis le poète Fernand Durepos qui attendait l'autobus, devant le Dépaneur Dumond d'Outremont. Je lui ai proposé un lift jusqu'à la rue Sainte-Cahterine, coin Saint-Denis (il travaille dans une bouquinerie sur St-Catherine coin Amherst). Il est monté à bord de l'auto de Clo que je conduisais ce matin-là. Nous avons parlé de tout et de rien, de son dernier recueil de poèmes que j'aime beaucoup: une poésie urbaine, style riffs de guitare électrique, avec comme particularité des titres très longs, pour des poèmes très courts... comme le faisait Richard Brautigan (que je devrais relire immédiatement, d'ailleurs!)
Bref, parle parle, jase jase: défonces, dérives, le temps qui passe, les amis disparus, sa santé qui l'inquiète un peu (normal dit-il avec toutes ces nuits blanches...), et ses résolutions en vigueur avant la fin de l'année, à savoir entre autres de ne plus boire (sinon quelques bières), de ne plus manger d'aliments acides... je lui suggère d'aller consulter Mme. Thuy, dite Blanche-Neige, une naturopathe vietnamienne qui pratique dans Outremont depuis une vingtaine d'années, et qui tient boutique d'aliments naturels et biologiques rue Outremont, à deux pas du cinéma du même nom. Je lui confie l'avoir moi-même consultée à plusieurs reprises avec beaucoup de succès. Il se dit intéressé. On parle de l'état de santé inquiétant de Louise Blouin, une amie de longue date et marraine de Virginie; aussi de Bernard Pozier le poète, son conjoint. Je lui donne des nouvelles de Claude Péloquin, qui m'inquiète: faillite personnelle et mandats d'arrestation... Finalement, je le dépose comme convenu coin Sainte-Catherine et Saint-Denis (petit détour pour moi que je fais avec grand plaisir). Fernand devrait prendre soin de lui, il a reçu de sérieux signes de vulnérabilité physiologique et biologique... Il me raconte avoir passé une semaine dans un corridor d'urgence d'hôpital! Je lui souhaite une bonne journée et lui demande de me mettre de côté un gigantesque livre de photos de jazz, signé Claxton, légendaire photographe de jazz des années 50-60... le livre est dans une valise de carton. Un ouvrage longtemps épuisé et qui se vend 250$: Fernand me dit qu'il en a trois à sa librairie, à 140$ l'exemplaire. Ça m'en fera deux si je lui prends un... tout en double comme d'habitude... c'est le vierge inquiet en moi qui veut les choses ainsi, au cas où!

Finalement, j'arrive à Cool-FM jsute à temps pour ma chronique de 10 h 30 sur le show de Martineau. Ce dernier vient de recevoir un Gémeau la veille en guise de reconnaissance de son travail d'animateur. Il s'est couché tard. Il me dit m'avoir envoyé un courriel dans un état d'ivresse euphorique, mais que le courriel me reproche les sujets de mes chroniques qu'il jugea à ce moment, et dans cet état, comme insatisfaisant, et décevants... Je lui ai dit que je préférais quitter l'émission définitivement plutôt que de recevoir ce genre de reproches injustifiés et injustes... Je me suis levé pour quitter le studio et Richard m'a dit de me rasseoir en s'excusant et en insistant pour que je ne tienne pas compte de ce courriel, que je n'avais pas encore lu, et que je le détruise sans le lire... ce que je fis en rentrant chez moi, après l'émission, vers 13 h 30. Je lui ai envoyé un courriel lui confirmant tout ça en lui réitérant l'importance de notre amitié, une amitié qui devrait être au-dessus de ces chroniques radiophoniques dominicales, éphémères et circonstancielles... Et je lui ai répété que j'étais d'abord et avant tout un poète, non réductible à ce rôle de chroniqueur du dimanche, dans une émission qui «tire» à 20,000 auditeurs. Faut mettre en perspective! Donc, ainsi va la petite vie, la mienne en tout cas! Pas toujours facile de préserver l'amitié dans ce milieu... «Take this job and shove it, chantait Johnny Paycheck!» La tête qui gèle, le crâne qui craque, c'est moé le Freak de Montréal...

mardi 12 décembre 2006

Mémo à un étudiant (qui veut être publié)

.. Il vous faudra envoyer votre manuscrit comme le font tous les auteurs en herbe et espérer trouver preneur et pour ce faire il vous faudra au préalable lire ce que publie chacune des maisons que vous aurez retenues, afin de vous assurer que votre manuscrit corresponde à leur direction éditoriale dans le genre qui vous concerne aussi il vous faudra lire tout ce qui se publie maintenant aussi les éditeurs québécois ne publient que des livres en français ou en québécois donc des livres unilingues français.

Aussi je vous rappelle qu'on ne publie plus, ni au Québec ni en France ni en Belgique ni en Suisse ni ailleurs dans la francophonie, chez les éditeurs de renommée, aucun poème en rimes, comme je vous l'expliquais à mon bureau.

On ne peut espérer publier ainsi ses premières oeuvres il faut élaguer émonder revoir reviser réécrire et il faut se dire que rien d'autre ne compte que son écriture question de vie ou de mort dans l'âme écrire lire écrire lire écrire lire écrire lire écrire lire ad infinitum...

Il vous faudra lire Rilke "Lettres à un jeune poète" aussi Jean-Paul Sartre "Les mots" aussi André Breton "Les manifestes du Surréalisme" aussi une bonne anthologie de la poésie française et une de la poésie québécoise lire absolument "La lettre du Voyant" dans la correspondance de Rimbaud.

Il faut lire et lire et lire et ne penser qu'à ça la poésie n'est pas un divertissement c'est un engagement un sacerdoce
ès lettres c'est un engagement existentiel irréductible, indicible.

Il vous faudra trouver votre voix et essayer le plus tôt possible de ne pas essayer de faire du style en utilisant des mots recherchés pour faire de l'effet ou des tournures de phrases affectées c'est souvent une erreur de jeunesse et nous y succombons tous chacun à sa manière ainsi n'utilisez plus de mots anciens ou trop précieux ou trop antiques soyez moderne soyez d'aujourd'hui sans succomber à la mode du jour, soyez vous-même intégralement et en toute simplicité et sincérité

Il faut écrire simplement avec ses mots à soi son langage propre même si les mots sont sales et grégaires et les phrases triviales ou encore si les mots sont des maux qui font mal à tout l'être il vous faudra écouter "La nuit de la poésie" de 70, disponible au collège sinon à la Boite Noire vous aurez une bonne idée de la modernité québécoise et aussi des poètes d'hier qui ont contribué à faire notre littérature.

Bref, il faut travailler et se consacrer corps et âme à l'écriture sinon c'est un divertissement et ça ne va nulle part ou presque à moins de fabriquer des romans à succès encore là faut-il une imagination débordante et fertile.

Bref, ... je t'encourage à continuer la route sera longue et ardue,mais je me dois à la vérité de te l'avouer en toute connaissance de cause je suis passé par là et j'ai payé le prix parfois trop élevé,mais c'était ma destinée je voulais être poète et je voulais faire partie de l'histoire littéraire de ce pays c'est fait je suis à l'étude dans les écoles secondaires, les collèges et universités, mais je continue à écrire et à évoluer les écritures que l'on pratique au niveau collégial ne sont qu'une étape préliminaire.

Pour les adresses d'éditeurs,contacter l'Union des Éditeurs ou des Écrivains ou bien aller en librairie section poésie québécoise et prendre les coordonnées dans les florilèges et recueils sur les tablettes.

Amitié,
bonne chance!

lundi 11 décembre 2006

Le rabbin maléfique...

Bon, encore une attaque contre nos us et coutumes comme on dit... Un rabbin vient d'avoir gain de cause en portant une plainte contre l'érection d'un sapin dans un aéroport des États-Unis (Chicago je crois). Il a menacé de poursuivre si on ne lui permettait pas de mettre en place un symbole juif représentant sa tradition sémite. La direction de l'aéroport en question a préféré démanteler le sapin, afin d'éviter de recevoir d'autres ultimatums de la part de diverses institutions religieuses, et éviter ipso facto que l'aéroport devienne une foire aux cultes multiples et sans aucun rapport avec ce que signifie un sapin de Noël. Car dans ce cas il ne s'agit pas d'un objet de culte, bien au contraire: l'église ne considère pas le sapin comme élément de liturgie... il s'agit d'une tradition laïque, voire même païenne! De plus, il est question ici d'une manifestation commerciale du temps des fêtes; il s'agit d'une industrie qui implique toute une chaîne d'activités commerçantes et rémunératrices: sapinière, coupe, transport, vente, décorations, etc. Si on capitule devant les assauts de ces différentes cultures religieuses étrangères, nous allons détruire ce commerce qui constitue, par l'entremise des revenus générés (taxes, etc.) une contribution aux services dont nous sommes tous les bénéficiaires, y compris le rabbin et sa communauté juive, ainsi que les autres cultes religieux. Est-il nécessaire de rappeler la joie que procurent aux jeunes et aux moins jeunes (de toutes cultures!) ces sapins pendant cette période des fêtes? Le rabbin maléfique n'a pas pensé à cet aspect il va sans dire! Alors, continuons à lâchement capituler en renonçant à nos valeurs et nos traditions. Pendant qu'en terre d'Israël on affiche les couleurs spécifiques de la tradition juive sans aucune réserve, ni complexe! Quel succès obtiendrait auprès des dirigeants d'Israël, un prêtre catholique qui porterait plainte contre l'affichage public d'un élément spécifique de la tradition religieuse juive: on l'accuserait d'antisémitisme! Ce rabbin vient de faire la démonstration que l'intolérance soit aussi juive qu'arabe ou asiatique ou autre...

Lucien

dimanche 10 décembre 2006

Let it all hang out!

let it all hang out
je marchais dans la rue
et je rencontre mon ami Pozier
qui me parle d'une amie à nous
qui a le cancer grave
je lui dis qu'on a tous le cancer
mais qu'on meurt avant qu'il se déclare
puis je lui parle du cd de Anik Jean
que je trouve superbe
pochette et réalisation
c'est LeloupLeclerc qui est en arrière de ça
elle a un beau tattoo sur le bras gauche
et elle à l'air rockeuse en crisse
avec jeans et boots belle à hurler
ça nous change des estis de unplogues niaiseux
des crisse de folkloriques acoustiques
et des Justin Timberlake tête de concentration
habillé comme un gérant de caisse pop
cravate et boutons de manchette
pas possible que du monde
tripe sur un infatué simple d'esprit comme ça
oui je sais y fait du cash
mais je m'en crisse
ses chansons ne passeront pas à l'histoire
comme Morrison ou Dylan
bon ben écoutez Anik Jean là
et aussi Eve Cournoyer
moi je dois commencer mon cd francoeur album double
et aussi quelques livres
je vous en reparlerai bientôt
si je passe encore par ici
c'est vraiment un adon
ma présence sur ce forum
salut le monde

let it roll

francoeur git

samedi 9 décembre 2006

Carter forever!

L'ex-président Carter vient de publier un nouveau livre, et celui-ci provoque déjà la controverse: il est très sévère à l'égard d'Israël et de ses politiques antipalestiniennes. Enfin, quelqu'un ose dire la vérité et pointer le vrai responsable de ce conflit interminable au Moyen-Orient: Israël! Je sais que mon ami Richard Martineau ne sera pas d'accord avec les opinions émises par Carter, que je partage, et sa condamnation sévère des représailles qu'exerce Israël envers les populations civiles palestiniennes! Carter émet aussi des critiques vigoureuses en ce qui a trait aux positions prises par le Canada de Harper, positions alignées sans aucune réserve sur celles des É.-U.. En fait, Israël doit cesser d'envahir les territoires palestiniens et permettre à ces populations de se constituer en état souverain. C'est là la seule solution pour que la paix puisse avoir gain de cause en ces lieux de violences immémoriales. Israël a le droit légitime de se défendre contre les attaques et le terrorisme, mais sans sciemment attaquer les populations civiles innocentes. Car cela constitue un crime contre l'humanité et Israël devrait ici se souvenir des crimes commis contre les citoyens juifs au cours des siècles passés! Je me souviens...

Lucien

vendredi 8 décembre 2006

Pleure pas, Germaine...

Hexagone, Jasmin, Péloquin...

Aujourd’hui, je rencontrais mon chum l'écrivain Claude Jasmin, aux Éditions de l'Hexagone, où je me rendais pour préparer la publication d'un Album Francoeur (voir l'Album Miron). Jasmin a 76 ans et est en pleine forme, toujours le même, jubilant et polémiste. Nous avons parlé de Miron et de l'écriture et de la radio . Il me confiait que Paul Arcand lui disait avec ironie être satisfait de l'inviter trois fois par année, et que Jasmin devait se sentir comblé! Quelle arrogance! Quand on pense que Arcand a appris à faire de la radio avec Jasmin... Jasmin venait chercher les épreuves de son prochain roman à paraître. C'est plus important qu'une «crotte d'écoute» à la «talk radio» insignifiante et éphémère. Les écrits restent! Je suis placé pour en savoir long à ce sujet. Il ne reste rien de mes 15 années de radio. Alors bonne chance les gars! Moi je me suis remis à l'écriture... Ma compagne, la gitane Clo, était avec moi et elle aussi fut prise sous le charme et la vigueur de Jasmin. Que dirait Straram le Bison Ravi de me voir fraterniser avec son ennemi juré, Jasmin? Le temps des vivants... On n’a pas le choix! Je parle aussi régulièrement à Claude Péloquin, qui passe un mauvais moment avec la justice. Ensuite on est allé, Clo et moi, mangé un spaghetti chez DaGiovani... une tradition incontournable! DaGiovani, DaGiovani (air connu)... Le peuple écoute Lepage, moi je lis Jasmin!

Lucien